 La célébrité historique du Vercors vient sans nul doute de sa configuration géographique. Les hauts plateaux, bordés d'escarpements infranchissables, ne sont accessibles que par de profonds défilés. Ce bastion naturel n'a pas abrité que les maquis: la faune sauvage y a aussi trouvé refuge; jusque dans ses grottes, cathédrales souterraines aux milliers de stalactites fines et fragiles comme du cristal.
Reculées, gorges, falaises calcaires dressent de vertigineux remparts minutieusement escaladés par un oiseau papillon : le tichodrome échelette. Depuis le chemin de ronde, les bouquetins alpins, dignes sentinelles, observent un étrange compagnon dans les douves de la forteresse : maître castor oeuvre sur ses chantiers drômois. Alors que le hibou grand-duc, seigneur des lieux, annonce ses escapades nocturnes depuis le "pont-levis" d'une cluse.
Les premiers clins d'oeil du printemps sont accompagnés des cris perçants du faucon pèlerin et des démonstrations aériennes de l'aigle royal, chacun s'appropriant sa part de canyon. La fin de l'hiver concentre les ongulés sur les premières prairies déneigées, et il n'y a certainement pas meilleure période pour observer : mouflons, cerfs élaphe, chevreuils et chamois. Le hululement de la chouette de tengmalm, hante les forêts sombres du Vercors habités par une très discrète locataire : la gélinotte
A l'automne, en plein feu d'artifice forestier, le râle primitif des cerfs retentit sous les bouquets écarlates des sorbiers, au milieu des gerbes lumineuses des érables qui parsèment le voile verdoyant des épicéas. Plus harmonieux les roucoulements d'un timide Don Juan : le tétras lyre, nous offrent un regain de printemps avant les neiges hivernales. Au même moment, la chouette chevêchette, petit ogre des becs-croisés et des venturons, défend "effrontément" son territoire acquis à la fin des glaciations.
Le Parc Naturel régional du Vercors (créé en 1970), les pieds dans les lavandes de Provence et la tête coiffée de fraîches forêts alpines, vous invite à des découvertes naturalistes contemplatives, rares et remplies d'émotions, dans un cadre aussi sauvage que sa faune.
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