 Situé entre l'Isère et la Drôme, l'ensemble du massif s'étend sur 950 km2, 63 km de long et 40 de large, avec une altitude moyenne de 1200 mètres. Logiquement, ses parties les plus hautes et ses falaises les plus abruptes se trouvent à l'est et regardent les Alpes, soulevées à l'ère tertiaire. La longue arête que constituent ces falaises orientales ne descend guère en dessous des 2000 mètres et atteint 2341 mètres au Grand Veymont, point culminant du Vercors. Le massif est marqué par un long pli nord-sud qui va du col de Roméyère à celui du Rousset, pli interrompu en son milieu par de profondes coupures taillées à pic : les gorges de la Bourne et celles de la Vernaison, connues sous le nom de Grands Goulets, et autrefois réputées infranchissables.
Les grands traits du relief et la nature calcaire de la roche nous mettent donc en présence d'une réelle unité géographique.
Cependant; l'appellation Vercors donnée à l'ensemble du Massif n'est pas toujours allée de soi. Le Vercors proprement dit comprenait les cinq communes de La Chapelle en Vercors, Vassieu, Saint-Agnan, Saint-Martin et Saint-Julien, formant le canton de la Chapelle-en-Vercors. Les "Quatre Montagnes", ancienne appelation du Vercors Nord, reprise fréquemment de nos jours, étaient un pâturage alpestre que se partageaient les paroisses de Lans, de Villard de Lans, d'Autrans, et de Méaudre. Les Quatres Montagnes étaient aussi appelée Montagne de Lans ou Mont de Lans par les Grenoblois; elle est maintenant nommée simplement "Le Plateau" par les gens du pays. Cette partie ne fut annexée au Vercors qu'au lendemain de la dernière guerre mondiale, durant laquelle les différents maquis se sont regroupés sous le nom de Vercors. Ainsi, Lans fut rebaptisé Lans-en-Vercors, de même que Gresse dans le Trièves. L'histoire a donc rejoint - tardivement - la géographie.
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