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Nature > Faune

La faune du vercors

Carrefour des influences climatiques océaniques, méditerranéennes et médio-européennes, le Vercors bénéficie d'une grande diversité de flore qui entraîne une merveilleuse richesse faunistique : 80 espèces d'oiseaux nicheurs et 32 espèces de mammifères facilement observable.

Le mouflon
En 1956, dix mouflons originaires de Corse ont été lâchés, ils sont aujourd'hui près de 200. On les rencontre de préférence dans les endroits rocheux et ensoleillés où leur agilité leur permet de se préserver des hommes. Ils sont sur les hauteurs de Bouvante et St Julien en Quint. On reconnaît le mâle par ses cornes épaisses et recourbées et la femelle par ses cornes courtes et presque droites.
Le chamois
Autrefois menacés de disparition, on compte aujourd'hui 1500 têtes. Il affectionne les zones de fortes pentes qui lui permettent une fuite rapide en cas de danger, c'est pourquoi il reste sur les hauteurs du massif : sur la chaîne du Vercors et au bord des falaises du Diois. Sa robe est fauve et il possède de fines cornes. Ses pattes comprennent deux doigts terminés par des sabots en corne résistante. Ils sont unis l'un à l'autre par une membrane extensible qui peut faire office de raquette en cas de neige profonde.
Le bouquetin
Réintroduit dans le parc en 1989-90, les mâles circulent sur l'ensemble des crêtes alors que les femelles restent sur les vires du cirque d'Archiane. Ses coussinets plantaires élastiques, antidérapants, lui servent d'amortisseur. Ses sabots peuvent s'écarter considérablement pour assurer une bonne prise sur les rochers. 
 
 
      
Le castor
C'est le plus gros rongeur de France, son poids varie entre 20 et 30 kilos. Il aime les coins calmes et a une meilleur vue aquatique que terrestre. C'est un excellent nageur et sa queue écailleuse aplatie lui sert de gouvernail. Il peut rester sous l'eau plus d'une demi-heure. C'est un animal exclusivement végétarien. Sa période de reproduction se situe de février à mars.
 
On le trouve dans le sud du parc, dans le Diois et la Gervanne. Mais l'ensemble de la population s'étend naturellement sur les affluents de la Drôme sans l'intervention de l'homme. Son observation se fait dans le silence à la tombée de la nuit (Il faut être très patient ! ! ) .
Le cerf
Coiffé de sa ramure majestueuse, il est revenu dans le Vercors depuis 20 ans. On compte aujourd'hui une centaine de bêtes dont la majeure partie se trouve dans la forêt de Lente (des cabanes d'affût on été crées pour faciliter l'observation). La période de rut a lieu la première quinzaine d'octobre et durant cette période, les brame rauques retentissent dans la forêt. Les femelles sont rassemblées en harem et le cerf le plus fort s'attribue le rôle de géniteur après de nombreux combats.
Le chevreuil
Même s'il est présent aux quatre coins du Vercors jusqu'en Diois, le chevreuil se cache le jour et pâture à l'aube et à la tombée de la nuit. On n'entend souvent qu'un " aboiement " bref et faible. Le mâle porte une courte ramure qui tombe en novembre pour repousser en février. O n le reconnaît aussi par son " miroir " blanc autour de la queue.
Le sanglier
S'il préfère la plaine à la montagne, il a pris goût à nos massif et on le trouve fréquemment dans les forêts du Vercors. C'est un animal puissant. Sa tête très grande se termine en boutoir, ses oreilles très petites sont appelées : écoutes et ses yeux : mirettes. Le mâle porte de fortes canines : les défenses et la femelle possède des canines beaucoup moins développées appelées : crocs ou crochets. Adulte son poids moyen varie entre 80 et 120 kilos (certains peuvent atteindre les 380 kilos ). L'animal, très vagabond, peut vivre de 15 à 20 ans.
La marmotte
La marmotte passe son temps a creuser une ville souterraine : chambre de reproduction, terrier d'hiver tapissé de foin séché obturé par un bouchon de terre, terrier de fuite, chambre de toilettes?
Réintroduite en 1983, elle est facilement observable dans de nombreux secteurs.
 
     
Le lièvre variable
Toute l'année dans le Vercors, il peut vivre dans les rochers aux altitudes supérieures. On le trouve sur les crêtes dominant le plateau de Lans et dans le massif de Lente. Son pelage blanc le rend très discret sur la neige, mais une trace caractéristique trahit sa présence.
Les fourmis rousses
Les dômes de brindilles que l'on rencontre en forêt abritent chacun une colonie de 200 000 à 500 000 individus. Ces colonies capture de 2000 à 10 000 insectes par jour et déplace plus de 30000 graines en été. Le choix de leurs graine étant guidé par la présence de réserves huileuses.

La chauve-souris
Sur 28 espèces présentes en France, 23 sont recensées dans le Vercors. Leur période de gestation est apparemment longue : les femelles fécondées à l'automne mettent bas au printemps. Or le développement embryonnaire s'arrête en hiver et ne se redéclenche qu'après l'hibernation. Elles sont maintenant entièrement protégées par la loi, car mammifères volants souvent inoffensifs et très utiles sont souvent détruis volontairement?
L'aigle royal
Cette espèce est entièrement protégées depuis 1972. Il niche sur les étroites vires des hauteurs du Vercors. On le reconnaît grâce à son envergure de plus de 2 mètres (2,10 à 2,30 pour la femelle plus grande que le mâle ), mais aussi grâce à ses ailes carrées et sa couleur sombre. C'est un très bon planeur. Sa vue perçante, et son bec crochu lui permettent de prélever des proies très commodes pour lui : les marmottes, les lièvres et autres petits mammifères?( il peut transporter des proies atteignant les 5 kilos ! ). L'hiver, il devient charognard, et peut même supporter des jeûnes prolongés. Il rejette tous les débris d'os, plumes? non digérés sous forme de pelote de réjection (peut atteindre 10 cm de long ).
 
Un couple a besoin d'un domaine vital de 100 à 120 km carrés pour assurer des sites de nourriture et de nidification.
Le faucon-pelerin
Il vit à proximité des falaises. Petit, gris, aux ailes pointues, il fuse l'air à la vitesse de l'éclair. Il est carnivore et se nourrit d'oiseaux qu'il capture en vol.
 
Nous pouvons citer aussi quelques autres espèces de rapaces présentes dans le Vercors telles que la buse, la brondée avipore (moins commune) l'épervier, le faucon crécelle et le circaète de Jean le Blanc.
 
 
 
 
 
 
Face à la longue liste des vertébrés peuplant le massif du Vercors, nous avons choisi de vous présenter les espèces les plus caractéristiques ainsi que certaines dont l'observation dans le Vercors est particulièrement remarquable. Nous vous indiquerons également les possibilités d'observation et les périodes les plus favorables.

Les Mammifères

Les ongulés :

Le Vercors possède une très belle population d'ongulés et c'est certainement l'une des meilleures régions de France pour les observer (souvent depuis les bords de route). La période la plus favorable pour observer le comportement des ongulés sont les périodes de rut et en général de mars à mai. L'une des spécificités du Vercors est d'être l'un des rares sites en France abritant les six espèces d'ongulés sauvage:
 
 
  • Le Bouquetin alpin :
    Réintroduit en 1989 et 1990 par le Parc Naturel Régional. Aujourd'hui la population atteind environ 150 individus répartis sur les crêtes et les falaises dans la partie sud de la réserve des Hauts-plateaux. Espèce protégée, peu farouche et facile à observer, cependant elle fréquente les parties les plus élevées et dangereusement escarpées. Observation : de juin à octobre sur les crêtes hors neige, durant le rut (novembre/décembre) et en hiver sur les vires exposées au sud.
     
  • Le Chamois :
    Après avoir connu une densité très faible, le chamois s'est à nouveau fortement développé suite à une meilleure gestion de sa chasse sous la pression des associations de protection de la nature. Cet ongulé se rencontre partout dans le massif en lisière des prairies et des zones forestières escarpées, comme dans les alpages et les crêtes. Espèce chassée, donc farouche, cepandant les populations de certaines réserves sont très faciles à observer de près. Observation : toute l'année, facilement sur les zones d'hivernage et durant le rut en novembre.
     
  • Le Mouflon de Corse :
    Introduit dans la forêt domaniale de Lente pour la chasse en 1956. Le mouflon n'est pas indigène du Vercors ni du continent d'ailleurs, il est originaire de certaines îles méditerranéennes. Cette espèce n'a normalement pas sa place dans l'écosystème montagnard continental. Le mouflon n'aime pas la neige, on le rencontre surtout à basse altitude (particulièrement en hiver), rendu farouche par la pression de chasse il peut tout de même être observé assez facilement dans les sites où il est présent surtout dans le sud du massif. Observation : toute l'année, mais surtout sur les zones d'hivernage. Le rut peu spectaculaire, a lieu en septembre octobre.
     
  • Le Cerf élaphe :
    Réintroduit dans la forêt domaniale de Lente en 1959, dans le secteur des Quatre Montagnes en 1970 et plus récemment du coté Trièves près de Gresse en Vercors. Présent dans les forêts d'altitude moyenne avec nombreuses clairières. Espèce plutôt nocturne et rendu très farouche par la pression de chasse. L'observation des mâles est très difficile en dehors du brâme, les femelles sont plus facile à observer. Observation : toute l'année, mais surtout sur les zones d'hivernage et durant le brâme de mi septembre à mi octobre.
     
  • Le Chevreuil :
    Devenu l'ongulé le plus commun du Vercors. On peu le rencontrer dans tous les milieux non escarpés du Parc Naturel Régional. Animal sédentaire, plutôt crépusculaire, farouche, mais sa forte densité réserve toujours de très belles observations. Sa forte sédentarité permet des rendez-vous réguliers quand on connait bien ses territoires. Observation : toute l'année, rut au mois de juillet.
     
  • Le Sanglier :
    Présent sur tout le massif du Vercors avec des densités de plus en plus importantes à mesure que l'on se dirige vers le sud. Espèce très chassée, farouche et nocturne dont l'observation est très aléatoire malgré une présence commune dans tous les milieux non escarpés du Vercors. Observation : aléatoire, surtout de nuit. Pas de rut remarquable, copulations de septembre à mars. Nombreuses traces (boutis).
 

Les rongeurs


Les plus gros représentants de cet ordre sont présents dans le Vercors. Nous occulterons les nombreuses espèces de micromammifères, particulièrement bien représentées par la famille des campagnols (8 espèces), écureuils, loirs, lérots sont également communs.


 
  • Le Castor :
    La présence de plusieurs familles de castors sur la rivière Drôme et ses affluents est l'un des intérêts naturalistes majeurs du Vercors et souvent mal connu. On peu observer très facilement les nombreux travaux impressionnants qui marquent un milieu volontairement aménagé par cet animal bâtisseur. Barrages, coupes d'arbres de fort diamètre, canaux, mangeoires, terriers huttes, marquages odorants (castoreum), jalonnent un vrai jeu de piste que l'on peut suivre le long des cours d'eau du Diois. L'animal est nocturne et peut être observé à l'affût au crépuscule et à l'aube. Observation : toute l'année, mais plus facilement en été lorsque les niveaux d'eau sont bas et que les nuits sont courtes ce qui pousse les castors à être plus diurnes. Espèce farouche mais peut être observée de près lors d'affûts discrets.
     
  • La Marmotte :
    Disparue du fait d'une trop forte pression de chasse, les associations de protection de la nature l'ont réintroduite en 1976 et 77. Depuis elle a très rapidement recolonisée la plupart des milieux favorables. On la rencontre surtout sur les pelouses rocheuses de l'étage alpin (au dessus de la forêt) le long de la bordure orientale du massif, ainsi que dans les couloirs et sur les vires herbeuses des falaises. Son retour a largement profité à l'aigle royal. Observation : d'avril à octobre, espèce diurne, commune et facile à observer.